Changement d’heure à l’ère 2.0 : une mesure désuète ?
horloges

Tic Tac Tic Tac … Comme chaque année au mois d’octobre, nous avons reculé nos montres d’une heure pour passer à l’heure d’hiver. Comme chaque année, on aura le même débat entre ami.es : “Mais alors, je suis perdu.e là, on va dormir une heure de plus ou une heure de moins ?”. Soyons honnêtes, c’est bien la seule interrogation que cette mesure déclenche chez nous. Mais, en allumant la radio, en switchant entre nos chaînes d’infos préférées, en lisant les journaux, un autre débat est mis sur la table chaque année : Doit-on arrêter cette alternance d’heure biannuelle ? On te fait un petit récap de ce débat qui suscite tant d’émoi.

Commençons par le commencement : le changement d’heure ça vient d’où ?

Alors non, ce n’est pas une invention de César ni même des Gaulois… L’alternance d’heure est en fait un choix purement économique. Elle fût instaurée pour la première fois en 1917 pendant la Première Guerre Mondiale pour économiser les ressources énergétiques de la France. C’est un député nommé André Honnorat qui avait proposé aux parlementaires de voter cette loi en 1916. 

La Seconde Guerre Mondiale va remettre en cause l’ordre établi avec l’arrivé des troupes d’Hi***r (oui c’est un peu comme le méchant d’Harry Potter, on a pas vraiment envie de prononcer son nom dans nos bureaux). Pour cause, la France se voit imposer l’heure Allemande sur les territoires occupés, soit un décalage d’1h supplémentaire avec l’heure originelle. Petit hick : avec le changement d’heure, les zones libres se retrouvent, une partie de l’année, décalées de 2h avec les zones occupées. Gros retards de trains, acheminements SNCF mal coordonnés : le gouvernement libre se voit obligé de s’aligner sur l’heure Allemande mais décide de garder tout de même le changement d’heure pour n’avoir plus qu’une heure de décalage maximum entre les deux territoires. Fin de la Seconde Guerre Mondiale, le soap opéra des aiguilles continue : le régime provisoire décide de laisser tomber l’heure d’été et de garder l’heure Allemande comme fuseau horaire. 

Tu es toujours là …  On ne t’a pas perdu ? Le petit volet historique est presque fini, tiens bon ! 

Dernier chapitre de ce passionnant feuilleton : Nous sommes en 1976, les Français.es ont (enfin) eu le temps de s’habituer à l’heure mono-annuelle instaurée en 1945. Mais le choc pétrolier de 1973 complique l’accès aux énergies fossiles et la situation économique en France. L’heure d’été est alors rétablie sous la présidence de Valéry Giscard-d’Estaing. Le but ?  Diminuer les importations d’hydrocarbures et de matières fossiles coûteuses en réduisant la consommation énergétique de la France en soirée. Cette mesure est annoncée comme provisoire et devait durer simplement le temps du choc pétrolier, cependant elle ne sera jamais abandonnée. 

Mais alors… si le but était de faire face à des crises économiques, pourquoi avoir gardé le changement d’heure ?

Les défenseurs du changement d’heure avanceront des arguments classiques : avec le changement d’heure, on économise et on fait du bien à notre planète. Ok, ok… et bien, nous chez Barry on lutte pour la même chose donc pourquoi pas.

Côté opposants, on retrouve chaque année les mêmes arguments : impacts négatifs sur les différents flux internationaux (marchandises, voyages, communications, transports). Côté santé, certains experts diront que nos horloges biologiques en prennent un sacré coup mais on retiendra principalement la réticence des Français.es face à ce système. Concernant ce dernier argument, le verdict est sans appel. Les résultats de la consultation citoyenne, lancée en mars 2019 par la commission des affaires européennes, sont assez clairs voire… limpides : 61 % des Français.es en ont une expérience négative ou très négative et 83 % sont favorables à la fin de cette mesure.

Mais euh... On économise vraiment de l'énergie ?

Selon, l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), en 2009 la France économiserait environ 440 GWh avec ce tour de passe-passe. 

Mais selon le même calcul, avec l’arrivée de solutions d’éclairage moins énergivores, ce chiffre a diminué de 20% en seulement 7 ans pour atteindre 351 GWh en 2016.

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D’accord, les chiffres c’est bien mais, 351 GWh ça représente quoi concrètement ?

Et bien c’est là où l’on comprend que ce gros chiffre ne l’est pas tant. Pour te donner une idée, en France il faut en moyenne 415 GWh pour couvrir les besoins énergétiques d’une ville de 100 000 habitants. Pas convaincu.e ? Ok, on sort notre calculette. 

Alors, sachant que dans son bilan 2019, le Réseau de Transport Électrique Français (RTE) chiffrait la consommation énergétique annuelle de la France à 473 TWh alors le changement d’heure nous fait économiser (“tap, tap, tap” sur la calculette)… Ah oui, c’est ça : 0,07 % de l’énergie que nous dépensons annuellement en France. 

Du coup chez Barry, en se penchant sur ces chiffres, on comprend mieux l’interrogation de nos politiques sur l’efficacité de cette mesure. 

Alors OUI, elle nous permet de diminuer la consommation énergétique nationale, un petit peu. Mais il y a peut-être mieux non ? Apprendre simplement à gérer sa consommation d’électricité par exemple, entrer dans des logiques de sobriété énergétique. Si une partie de la population réduisait sa conso grâce à des gestes simples, l’impact collectif ne serait-il pas plus efficace ? Nous chez Barry, on pense avoir trouvé la solution : c’est en ayant des outils simples et compréhensibles pour suivre sa consommation d’énergie qu’on arrive à la gérer et donc à la diminuer concrètement. Et tous les outils, on te les donne dans une appli mobile tellement simple que tu vas te demander pourquoi tu ne t’occupais jamais d’électricité avant… Un rapport gagnant-gagnant : tu diminues ta conso, tu protèges l’environnement (La planète : “Merci”) et tu économises de l’argent (Ton compte bancaire : “Merci”). 

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